Céder entreprise, les étapes indispensables

Partir à la retraite ou envisager une reconversion professionnelle, après des années de travail, autant de pensées qui peuvent effleurer l’esprit de tout chef d’entreprise. Mais avant cela, il faut céder son entreprise à un autre.  La cession d’entreprise consiste à vendre celle-ci à un tiers qui va perpétuer sa vie économique. Il existe des préalables et une préparation qui doivent être faits avant la cession proprement dite. Ainsi, il est question de les connaitre avant de se lancer.

Les préparations à ne pas manquer

Un déclic peut engendrer une reconversion professionnelle chez le chef d’entreprise. Il se peut aussi que le rythme quotidien commence à peser ; d’où la nécessité de prendre la retraite. Dans les deux cas, la meilleure chose à faire est d’envisager de céder son entreprise. Une telle action n’est pourtant pas à prendre à la légère, il faut prendre le temps qu’il faut pour se préparer tant matériellement que psychologiquement. En effet, il faut voir le moment opportun pour la cession c’est-à-dire, attendre que le secteur soit porteur afin d’éviter un prix en deçà de la valeur estimée. En vérité, plusieurs mois, une année, voire même deux ans peuvent s’écouler avant de décider de vendre une entreprise. Il ne faut surtout pas se hâter.

Une fois la décision de vente prise, il faut d’abord évaluer l’entreprise : c’est le diagnostic de cessibilité. Il s’agit d’une étape incontournable pour bien céder l’entreprise. Elle consiste en l’évaluation de son parcours économique dans le secteur d’activité, de ses données comptables et financières  et de ses capitaux tant matériels qu’humains. Tout cela doit être compris dans le dossier de présentation et influencera le prix de la cession.

Vient ensuite la valorisation de l’entreprise. Il y a trois manières de procéder. En premier lieu, l’approche patrimoniale, bénéfique pour les entreprises qui œuvrent dans le secteur de l’industrie ou de la vente, car la valorisation se fait en fonction des résultats et des perspectives d’évolution. Il y a aussi l’approche rentabilité qui se base sur la capacité à générer du profit dans le but d’effectuer une prévision. Enfin, pour pouvoir céder une entreprise sans difficulté, l’approche analogique qui consiste en une comparaison avec d’autres entreprises récemment cédées. La comparaison porte sur les ratios et les indicateurs financiers afin d’estimer la valeur actuelle de l’entreprise. Une vacance de poste de responsable dans votre entreprise, découvrez des conseils pratiques sur le site Gataka pour mieux affronter la situation.

Une cession implique un repreneur

L’éventuel repreneur n’apparait pas de façon impromptue, il faut le trouver. Pour cela, il y de nombreuses manières de procéder. Chaque chef d’entreprise possède son propre réseau sur lequel il peut compter pour trouver un futur acquéreur. Sinon, il existe des associations de repreneurs ou de professionnels qui présentent une grande potentialité en termes de cession. Toutefois s’il s’avère difficile de céder son entreprise, car difficile de trouver d’acquéreur, il existe les chambres consulaires, en l’occurrence la chambre de commerce et d’industrie ou la chambre des métiers pour trouver le candidat idéal.

Une fois le candidat trouvé, place à la négociation du rachat. Pour être certain qu’il n’y aura pas fuite d’informations en cas de non-conclusion de vente, un accord de confidentialité est fondamental. Au fil de la négociation, une ébauche du contrat de vente peut être dressée, c’est la lettre d’intention. Celle-ci renferme les modalités et le prix de la reprise. Elle est différente du protocole de cession qui est le contrat lui-même. Céder une entreprise est donc finalisée par la signature du protocole de cession par les deux parties. C’est le point de non-retour.

Enfin, le nouveau chef d’entreprise doit bénéficier d’un accompagnement durant la période de transition. Cette période peut, ou non, être stipulée dans le contrat de cession. Quant à l’ancien chef, prendre des vacances est plus qu’indispensable avant de se lancer dans de nouveaux projets afin d’évacuer le stress post-cession.