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Le concept d’entrepreneuriat peut correspondre à des situations d’entreprise : création, reprise, développement de l’innovation, d’activités nouvelles, responsabilités de filiales, d’unités stratégiques ou de centres de profit. Il peut correspondre également à des attributs et des caractéristiques individuels : prise d’initiative, acceptation du risque, besoin d’autonomie, pouvoir de persuasion, leadership, etc…

L’entrepreneuriat est au croisement de ces deux dimensions. A la fois les situations d’entreprise évoquées et les attributs individuels le plus souvent cités sont loin de concerner l’ensemble des individus de l’entreprise. En savoir plus sur portailentrepreneuriat.org/. L’approche managériale et humaine doit donc distinguer, au moins, deux types d’acteurs différents :

Ceux qui ont envie d’entreprendre et qui en ont les aptitudes et la vocation.

Ceux-là peuvent effectivement rejoindre, un jour, un vivier d’entrepreneurs potentiels, ou développer des comportements stratégiques autonomes. Les acteurs de ce groupe doivent être détectés, préparés, mis en situation et évalués dans leurs comportements entrepreneuriaux. Il apparaît donc nécessaire de penser et de mettre en place un véritable outil de gestion des ressources entrepreneuriales dans les entreprises, fondé sur les fonctions de détection, préparation, mise en situation et évaluation.

Ceux qui n’ont ni envie ni la vocation entrepreneuriale

Autrement dit, dans une grande entreprise, la majorité des individus. Ceux-là ne doivent pas être oubliés et se sentir exclus du processus entrepreneurial. Leur adhésion et leur contribution sont essentielles à la réussite de tout projet entrepreneurial.

Il ne s’agit pas d’opposer des entrepreneurs à des non-entrepreneurs, des comportements d’un certain type à des comportements d’un autre type. Il s’agit de convaincre l’ensemble des forces vives de l’entreprise que certains comportements entrepreneuriaux sont à leur portée. Peut-être sont-ils moins spectaculaires que d’autres, mais ils sont tout aussi efficaces et créateurs de valeur. Ils passent par la responsabilisation individuelle, à partir d’un niveau d’information et de formation adéquat. Le souci de la qualité à tous les niveaux, l’amélioration de l’existant, l’anticipation des besoins en aval, le partage d’informations et de ressources avec d’autres, l’orientation vers les clients et leurs besoins actuels ou futurs, constituent des comportements innovants qui sortent des schémas et normes de fonctionnement habituels.

Ces comportements peuvent être à l’origine de la création de valeur pour l’entreprise et ses salariés. Pour les développer, et diffuser plus largement l’esprit d’entreprise, il est indispensable que chacun se sente responsable, à son niveau, que chacun puisse émettre une idée, un avis, et que chacun puisse prendre une initiative pour tenter de faire progresser, même très modestement, son entreprise. Cela doit être fait sans que le cadre organisationnel ou la hiérarchie « tue » l’initiative, en se l’appropriant, en oubliant de reconnaître ou de récompenser, en sanctionnant l’erreur éventuelle ou en critiquant l’initiative.

Pour favoriser l’éclosion des entrepreneurs, il convient de privilégier et de développer le plus largement possible, au sein de l’entreprise, quelques capacités qui nous semblent essentielles :

La capacité d’écoute, à l’égard des personnes et des situations.
La capacité d’observation, pour entretenir une source d’inspiration et être en mesure de remettre en cause.

L’esprit critique, pour ne pas accepter des routines et des schémas de fonctionnement sous prétexte qu’ils viennent de la hiérarchie, alors que d’autres semblent plus simples ou plus efficaces.

La capacité d’étonnement, pour focaliser son temps et son énergie sur des situations, des produits ou des procédés différents de ceux connus et qui ne présentent donc plus le même intérêt.
Le chemin qui conduit une entreprise au management entrepreneurial n’est pas un parcours facile. Il lui faut entreprendre une reconstruction organisationnelle méthodique inspirée par un système de valeurs et de croyances d’essence beaucoup plus entrepreneuriale. Cela demande du temps, de la volonté et une bonne capacité dans le maniement social des démarches expérimentales.

En fin de compte, c’est vrai que certains ont un profil d’entrepreneur plus favorable à la création et la gestion des entreprises que d’autres mais cela n’empêche qu’on peut toujours se préparer et apprendre à être entrepreneur.